Lundi 29 mars 2010
1
29
/03
/Mars
/2010
17:04
L'entrée en vigueur de certaines dispositions de la loi du 24 novembre 2009 relative à la formation professionnelle nécessitait la parution de décrets d'application. Six viennent d'être
publiés au Journal officiel du 19 janvier. Explications.
1/ Mentions des droits acquis au titre du DIF dans le certificat de travail
La loi du 24 novembre 2009 a institué un régime de portabilité du DIF en cas de rupture du contrat. Ce dispositif permet à un salarié d'utiliser, après la cessation de son contrat de travail, les
heures acquises au titre du DIF pour financer une formation soit pendant une période de chômage, soit chez un nouvel employeur. Mais, pour faire jouer la portabilité, encore faut-il que le
salarié soit informé du nombre d'heures acquises au titre du DIF. Cette information devra désormais figurer dans le certificat de travail. Le décret n° 2010-64 précise que le certificat de
travail devra désormais préciser le solde du nombre d'heures acquises au titre du DIF, ainsi que la somme correspondante à ce solde et l'organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) compétent pour
financer les actions de formation mises en œuvre dans le cadre de la portabilité.
2/ Dépenses liées à la mise en œuvre du contrat ou de la période de professionnalisation
La loi du 24 novembre 2009 a étendu le contrat de professionnalisation aux bénéficiaires d'un contrat unique d'insertion ainsi qu'aux allocataires de minima sociaux :
revenu de solidarité active, allocation de solidarité spécifique, allocation adulte handicapé. Pour ces nouveaux bénéficiaires ainsi que pour les jeunes de moins de 25 ans peu ou pas qualifiés,
le décret n° 2010-60 prévoit, en l'absence de forfait spécifique fixé par les branches professionnelles, un montant forfaitaire de prise en charge par les OPCA fixé à 15 euros par heure.
Le même décret relève à 345 euros (contre 230 euros pour le droit commun) le plafond mensuel de prise en charge par les OPCA des coûts liés à l'exercice dututorat engagés
par l'entreprise dans le cadre des contrats ou périodes de professionnalisation, lorsque le tuteur est âgé de plus de 45 ans. Là encore, ce plafond mensuel ne s'applique qu'à défaut de plafond
spécifique fixé par les branches professionnelles.
3/ Financement des périodes de professionnalisation
Les OPCA peuvent bénéficier de versements complémentaires du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) pour financer les actions
de professionnalisation sous réserve qu'ils affectent au moins 50 % des fonds recueillis pour le financement des contrats et des périodes de professionnalisation dont la durée
minimale est fixée à 120 heures par le décret n° 2010-61.
4/ Formation pour les bénéficiaires du contrat unique d'insertion
Ouvertes à certains salariés embauchés sous CDI mais dont la situation est fragile, ces périodes peuvent désormais, à compter du 1er janvier 2010,
bénéficier de la même façon aux salariés travaillant sous contrat unique d'insertion (C. trav., art. L. 6324-2), à la condition que la durée de la formation reçue dans ce cadre soit supérieure à
un seuil (C. trav., art. L. 6324-5). Le décret n° 2010-62 du 18 janvier 2010 fixe ce seuil à 80 heures.
5/ Prise en charge du CIF
Dès lors qu'un salarié dispose d'un an d'ancienneté dans l'entreprise, l'organisme collecteur agréé au titre du congé individuel de formation (CIF) peut prendre en charge tout ou partie des frais
liés à la réalisation d'une formation se déroulant hors temps de travail. Le décret n° 2010-65 fixe à 120 heures la durée minimale de la
formation ouvrant droit à cette prise en charge financière.
Sources : Décrets n° 2010-60, n° 2010-61, n° 2010-62, n° 2010-63, n° 2010-64 et n° 2010-65 du 18 janvier 2010, JO 19 janvier