Deux instructions fiscales, publiées dans le Bulletin officiel des impôts début février, mettent à jour les conditions de déduction de frais de repas pour les travailleurs indépendants dans leurs déclarations d'impôts.
Concrètement, les titulaires de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et les titulaires de bénéfices non commerciaux (BNC) peuvent déduire de leur résultat imposable leurs frais supplémentaires de repas régulièrement exposés sur leur lieu d'exercice professionnel.
Mais attention, pour être déductibles du bénéfice imposable, les frais supplémentaires de repas doivent être nécessaires à l'exercice de la profession. Et il en est ainsi, selon l'administration fiscale, lorsque la distance entre ce lieu et leur domicile fait obstacle à ce qu'ils rentrent prendre leur repas chez eux.
À savoir : le lieu de l'activité du professionnel ne doit toutefois pas être anormalement éloigné de son domicile, sauf circonstances indépendantes de sa volonté.
Par ailleurs, la déduction des frais supplémentaires de repas n'est admise que dans certaines limites par l'administration fiscale.
Ainsi, seule peut être déduite la fraction du prix correspondant à la différence entre :
- la charge effective et justifié limitée à un plafond - fixé à 16,80 € par repas pour l'année 2010 (contre 16,60 € pour 2009) - au delà duquel la dépense est censée présenter un caractère excessif ;
- et le coût forfaitaire d'un repas pris au domicile, qui est évalué à 4,35 € pour l'année 2010 (contre 4,30 € pour 2009).
Dans les faits, le titulaire du BIC ou du BNC pourra déduire, en tant que frais supplémentaire de repas, un montant maximal égal à 12,45 € (soit 16,80 € - 4,35 €) par repas pour 2010.
Mais attention : il devra être en mesure de produire les justificatifs attestant de la nature et du montant des dépenses engagées.
Instructions fiscales du 20 janvier 2010, BOI 4 C-2-10 publiée le 1er février et 5 G-1-10 publiée le 2 février
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