Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 16:59
La cession forcée des actions des dirigeants peut être demandé uniquement par le ministère public.

Dans sa volonté de rendre plus attractive la sauvegarde, le gouvernement a abrogé l’article L. 626 – 4 du Code du commerce : dans les procédures ouvertes depuis le 15 février 2009, l’adoption des plans de sauvegarde ne pourra donc plus être subordonnée à une des modalités d’éviction des dirigeants de ce texte, qu’il s’agisse de leur remplacement, de l’incessibilité de leurs titres ou de la cessation forcée de ceux-ci.

Cet arsenal demeure cependant, tout comme avant la loi du 26 juillet 2005, à la disposition du tribunal en cas de redressement judiciaire conduisant à un plan de redressement. Moyennant quelques légères adaptations rédactionnelles, le dispositif se retrouve aujourd’hui au nouvel article L. 631-19-1 du code du commerce.
Aussi l’arrêt de la Cour d’appel de Paris en date du 18 juin 2009 vient utilement rappeler aux mandataires judiciaires et aux tribunaux que, depuis le 1er janvier 2006, l’initiative des mesures d’éviction est réservée au ministère public. Ce qui signifie que le tribunal ne peut plus se saisir d’office à cette fin, mais surtout que la demande de l’administrateur n’est plus recevable.

Source : CA Paris, Ch.9, 18 juin 2009, n°08/20924.
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 16:13
Le « droit d’entrée », plus connu sous le nom de «pas-de-porte », est un terme issu de la pratique et validé par les tribunaux pour désigner la somme d’argent que paie le preneur d’un  bail commercial au propriétaire de locaux à usage commercial, industriel ou artisanal en plus du prix annuel de loyer.

Comment est imposé le pas-de-porte ?

Le mode d’imposition de ce « pas-de-porte » dépend de sa nature. S’il représente le prix du « droit au bail », c’est-à-dire qu’il est versé par le locataire en contrepartie des droits qu’il acquiert grâce au bail commercial, notamment celui d’obtenir le renouvellement du bail à son expiration, et plus généralement lorsqu’il représente la contrepartie de prestations économiques offertes au preneur sur la durée du bail, le droit d’entrée doit être compris dans le résultat du bailleur de manière étalée pendant la durée du bail.

En revanche, si le droit d’entrée rémunère des prestations ponctuelles (des travaux d’aménagement par exemple) effectuées au profit du preneur avant prise à bail et achevées à la date de conclusion du bail, il doit être compris dans le résultat de l’exercice au cours duquel le droit d’entrée est acquis.

Ces modalités d’imposition viennent d’être confirmées par le ministre du Budget à l’occasion d’une récente réponse ministérielle. Revenant ainsi sur la position de l’administration fiscale, qui refusait jusqu’à présent que l’imposition des sommes versées au titre d’un pas-de-porte puissent être étalées dans le temps, le ministre s’aligne sur la jurisprudence en la matière et sécurise du même coup la fiscalité applicable aux bailleurs commerciaux

Source : Rép. Min. n° 44752, JO du 1er septembre 2009
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 13:37
TVA - franchise en base

Taxe sur la Valeur Ajoutée
Date limite d'option pour le paiement de la TVA à partir du mois d'octobre 2009 pour les entreprises bénéficiant de la franchise en base (article 293F du CGI).

TVA - Personnes bénéficiant du régime dérogatoire

Taxe sur la Valeur Ajoutée
Date limite de renonciation à l'option pour le paiement de la TVA sur les acquisitions intracommunautaires pour les personnes bénéficiant du régime dérogatoire et désirant abandonner cette option à partir du 1er janvier 2010 (à l'expiration de la période d'option en cours) La dénonciation de l'option doit être réalisée par écrit auprès du service des impôts.

TVA - Agriculteurs redevables de la TVA sur option (modalités de renonciation)

Taxe sur la Valeur Ajoutée
Agriculteurs redevables de la TVA sur option et qui entendent y renoncer à partir du 1er janvier 2010 (à l'expiration de la période d'option en cours) doivent formuler auprès du service des impôts leur renonciation deux mois avant l'expiration de la période d'option.
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 18:27
Principes

L'achat d'un fonds de commerce correspond à l'achat d'un ensemble de biens corporels et incorporels regroupés en vue de l'exploitation d'une activité.
L'acheteur ne reprend ni les dettes, ni les créances du cédant, sauf si l'acte de vente le prévoit expressément (décision de la chambre commerciale de la cour de cassation du 7 juillet 2009, n°05-21322).

Les éléments incorporels comprennent :

  • la clientèle,
  • le nom commercial et l'enseigne,
  • le droit au bail,
  • les brevets, marques, licences, etc.

  Les éléments corporels comprennent :

  • les matériels et outillages,
  • les véhicules,
  • le mobilier et les agencements.

Le stock de marchandises n'entre pas dans la valeur du fonds de commerce. Il est évalué séparément et fait l'objet d'un règlement séparé.


Evaluation


Le fonds de commerce s'évalue généralement en fonction du chiffre d'affaires ou du bénéfice annuel. Il existe des barèmes d'évaluation donnés à titre indicatif (ex. : barème Francis Lefebvre).
Toutefois, un grand nombre d'éléments liés au fonds de commerce doivent faire l'objet d'une étude préalable afin de majorer ou minorer cette évaluation de base.
Toute évaluation doit donc être précédée d'un diagnostic approfondi de l'activité, des éléments commerciaux, humains, financiers, techniques et de l'environnement juridique et contractuel.


Coût fiscal


Pour le repreneur

Paiement des droits d'enregistrement

  • Fraction du prix  < à 23 000 euros :                                             0%
  • Fraction du prix comprise entre 23 000 euros et 200 000 euros :    3%
  • Fraction du prix  > à 200 000 euros :                                           5%   

Ces droits sont déductibles fiscalement pour le repreneur.
Ils peuvent être réduits lorsque l'acquisition se situe dans certaines zones prioritaires de développement et lorsque le repreneur est un salarié, le conjoint, un ascendant ou un descendant du cédant.

 La TVA sur le stock de marchandises : le stock est vendu par le cédant au repreneur comme s'il s'agissait d'un acte commercial.

Pour le cédant non assujetti à la TVA : le repreneur paye un prix net de TVA au cédant, qui conserve l'intégralité de ce prix. Lorsque le repreneur vendra lui-même des éléments de ce stock, deux cas seront alors possibles :
 le repreneur n'est pas non plus assujetti à la TVA : dans ce cas il revendra lui-même net de TVA et ne devra rien reverser au Trésor au titre de la TVA,
 le repreneur est assujetti à la TVA : dans ce cas, lorsqu'il revendra un élément du stock à un client, il devra rétrocéder la TVA sur cette revente au Trésor.

Pour le cédant assujetti à la TVA : le repreneur paye dans le prix convenu une part correspondant à la TVA que le cédant devra lui-même reverser au Trésor. Lorsque le repreneur vendra lui-même des éléments de ce stock, deux cas sont alors possibles :
 le repreneur est assujetti à la TVA : dans ce cas il commencera par récupérer cette TVA auprès du Trésor, puis il revendra lui-même avec une TVA qu'il reversera au Trésor,
 le repreneur n'est pas assujetti à la TVA : dans ce cas, il ne pourra pas récupérer la part du prix payé au cédant correspondant à la TVA et lorsqu'il revendra lui-même, il n'aura pas de TVA à reverser au Trésor.

Pour le cédant

Imposition immédiate des bénéfices.
Imposition au titre des plus-values professionnelles (exonération sous conditions).
Reversement au service des impôts d'une quote-part de la TVA déduite sur les matériels acquis depuis moins de 4 ans.


Formalités juridiques


Le vendeur est tenu de mettre à disposition du candidat acquéreur :
- les documents comptables se référant aux 3 années précédant la vente ou au temps de sa possession si celle-ci est inférieure à 3 ans,
- un document récapitulant le chiffre d'affaires mensuel réalisé entre la clôture du dernier exercice et le mois précédant la cession.

L'acte de vente doit comporter certaines mentions obligatoires :

l'état des privilèges et nantissements grevant le fonds,
les chiffres d'affaires et résultats des 3 dernières années,
les conditions du bail commercial,
le nom du cédant.

L'acquéreur doit publier un avis de l'acte de vente enregistré dans un journal d'annonces légales, ainsi qu'un avis au Bodacc.
Compte tenu des recours éventuels des créanciers et du fisc, il est vivement conseillé de verser le prix de la cession entre les mains d'un séquestre.

A noter : l'acquéreur peut être rendu responsable solidairement avec le cédant, dans la limite du prix du fonds, du paiement de l'impôt dû par celui-ci au titre des bénéfices réalisés pendant l'exercice de la cession, et parfois même l'exercice précédent.

Etant donné le formalisme important attaché aux cessions de fonds de commerce, il est préférable de consulter un spécialiste (avocat/conseil, notaire, etc.).

Attention ! Il ne faut pas confondre :

la cession du fonds de commerce qui inclut le bail,
et, la cession du bail commercial (indépendant du fonds) qui doit être autorisée par le propriétaire des murs.

 La loi en faveur des petites et moyennes entreprises du 2 août 2005 a introduit une mesure permettant aux communes d'exercer un droit de préemption sur les cessions à titre onéreux de fonds de commerce, de fonds artisanaux ou de baux commerciaux intervenant dans un périmètre qu'elles ont délimité. Lorsque ce droit de préemption est institué par la commune, toute cession intervenant dans le périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité doit préalablement faire l'objet d'une déclaration en mairie par le cédant. Il convient donc de se renseigner préalablement sur l'existence d'un périmètre de sauvegarde au sein de la commune dans laquelle est situé le fonds à reprendre.
La loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008 a étendu le droit de préemption des communes aux cessions de terrains portant ou destinés à porter des commerces d'une surface de vente comprise entre 300 et 1000 mètres carrés.

Source : APCE

Plus d'information en contactant la société Lexom
Par Lexom - Publié dans : Fond de commerce
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 16:10
Afin de sécuriser les contribuables et l’administration fiscale, la loi de finances rectificative pour 2008 a instauré une procédure permettant, depuis le 1er juillet 2009, aux contribuables de l’interroger pour savoir si leurs revenus professionnels relèvent de la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) ou de la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC), ou encore pour déterminer si le résultat de leur société civile est soumis à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu. Une question qui a son importance car les règles applicables pour déterminer le bénéfice imposable sont différentes selon que l’on relève de l’une ou l’autre catégorie, le montant de l’impôt pouvant donc varier.

Ainsi, tout futur chef d’entreprise qui crée son activité et qui aurait un doute concernant la catégorie d’imposition de son activité, peut interroger l’administration fiscale sur sa position, ce qui lui offrira la garantie de ne pas être redressé dans l’avenir au motif qu’il s’est trompé.

L’administration fiscale dispose de trois mois à compter de la réception de la demande pour répondre aux contribuables, en dépit de quoi elle sera réputée avoir accepté la position que le chef d’entreprise a retenue.
Pour formuler votre demande, le contribuable doit l’adresser sur papier libre par lettre recommandée avec accusé de réception à la Direction des Services fiscaux du lieu du dépôt de vos déclarations de résultats.

Doivent être mentionnés les éléments suivants :

  • Nom ou raison sociale,
  • Adresse
  • La catégorie des revenus ou impôt s’il s’agit d’une société civile, à laquelle vous estimez devoir rattacher les revenus de votre activité professionnelle,
  • Une présentation précise et complète de votre situation ainsi que toutes les informations de nature à lui permettre de prendre position (nature de l’activité, nombre de personnes travaillant dans l’entreprise ainsi que leur statut, moyens matériels mis en œuvre, montant des capitaux investis, etc.)
  • Si votre demande concerne l’imposition d’une société civile, précisez la forme juridique et annexez les statuts à votre demande.
  • Si votre demande est incomplète, l’administration peut vous demander de lui fournir des informations complémentaires auquel cas le délai de trois mois courra à compter de la réception des compléments demandés.

Source : Décret n°2009-817 du 1er juillet 2009, JO 3 juillet 2009.
Par Lexom - Publié dans : Droit Fiscal
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