Les conditions requises
Le régime d’exonération des plus values ne concerne que les entreprises dont le chiffre d’affaires hors taxes ne dépasse certains seuils dont le montant varie en fonction de l’activité. Ainsi, une entreprise exerçant une activité de vente et les entreprises agricoles bénéficient d’une exonération totale lorsqu’elles réalisent un montant de recettes inférieur ou égal à 250 000 euros HT.
Ce seuil est de 90 000 euros HT pour les activités de prestations de services et les titulaires de bénéfices non commerciaux.
Lorsque ces seuils sont franchis, les petites entreprises peuvent toujours bénéficier d’une exonération partielle à condition de ne pas avoir dégagé de recettes d’un montant excédant 350 000 euros HT (vente) et 126 000 euros HT (prestation de services).
Enfin, l’exonération ne s’adresse qu’aux activités de nature industrielle, commerciale, artisanale ou agricole exercées à titre professionnel et depuis au moins 5 ans.
Un champ d’application large
Toutes les petites entreprises qui remplissent ces conditions bénéficient donc d’un régime de faveur leur permettant d’être exonérées sur les plus-values qu’elles ont réalisées à l’occasion de la cession (apport, donation ou retrait du patrimoine professionnel, etc.) de leurs actifs immobilisés à l’exception des terrains à bâtir qui en sont exclus. Ce dispositif joue quelque soient le moment et l’ampleur de la cession. Ainsi, l’exonération s’applique lors de la cession isolée d’une immobilisation en cours d’activité (par exemple la cession d’un bien d’équipement), mais également à l’ensemble des plus-values réalisées lors de la cession de la totalité des actifs de l’entreprise.
A noter : sous réserves de remplir les conditions sus mentionnées, les associés exerçant leur activité professionnelle au sein d’une société de personnes imposée à l’impôt sur le revenu peuvent prétendre à ce régime de faveur lorsqu’ils cèdent leurs titres.
Source : article 151 septies de Code général des impôts (CGI)