Droit des affaires

Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 18:45

Le décret du 29 décembre 2010 vient préciser les nouvelles conditions d’évaluation des apports en nature dans les SARL.

 

Désormais, lorsque des apports en nature sont effectués par les futurs associés lors de la constitution d'une SARL, l'intervention d'un commissaire aux apports n'est pas obligatoire si les trois conditions suivantes sont réunies :

La valeur totale des apports en nature n'excède pas la moitié du capital social ; aucun apport en nature n'a une valeur supérieure à 30 000 euros (contre 7500 euros), et les associés décident unanimement de ne pas recourir à un commissaire aux apports.

 

 

Source : Décret du 29 décembre 2010, JORF n°0302 du 30 décembre 2010

 


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Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 18:38

La loi de sécurité sociale pour 2011 est venu modifier de manière substantielle les règles régissant le régime de l’auto entrepreneur.


En premier lieu, les plafonds de chiffre d'affaires pour  bénéficier du régime de l’auto entreprise ou de la micro – entreprise ont été réévalués et fixés à 81 500 euros pour les activités micro-BIC (vente de marchandises) et 32 600 euros pour les micro-BNC (prestations de services).


En outre, depuis le 1er janvier 2011, et quelque soit le montant de son chiffre d'affaires (même s'il est nul), l'auto-entrepreneur est dans l’obligation de déclarer ses revenus à l'Urssaf, chaque mois ou chaque trimestre, selon le choix qu’il a fait à son inscription.


L’auto entrepreneur ne réalisant aucun chiffre d’affaires pendant une période de 24 mois civils ou de 8 trimestres civils consécutifs ne pourra plus bénéficier du régime de l’auto entreprise (contre 36 mois consécutifs en 2010).


Dans ce cas, si l’auto entrepreneur n’a déclaré aucun chiffre d’affaires pendant le délai précité, il a intérêt à cesser son activité, à défaut de quoi il basculera automatiquement sur le régime de l’entreprise individuelle classique.


De plus, tous les auto-entrepreneurs vont devoir s'acquitter d'une contribution à la formation professionnelle, à hauteur de 0,1 % du chiffre d'affaires annuel pour les activités commerciales, 0,2 % pour les prestations de services et activités libérales, et 0,3 % pour les artisans.


La règle du prorata temporis, s'appliquant pour le calcul du plafond de chiffre d'affaires autorisé la première année d'exercice, est maintenue: les auto-entrepreneurs démarrant leur activité en cours d'année 2011 auront des plafonds de chiffre d'affaires maximum inférieurs à ceux débutant début janvier.


Enfin, concernant la cotisation foncière des entreprises, les auto-entrepreneurs ne réalisant pas de chiffre d'affaires en seront exonérés, ainsi que tous ceux réalisant un chiffre d'affaires ou employant un salarié pour la première année, et les deux années suivantes. Ceux qui auraient reçu un avis d'imposition et s'en seraient acquittés sont invités à se rapprocher de leur centre des impôts pour régulariser leur situation.


Dernière nouveauté : Depuis le 1er janvier 2011, les militaires à moins de 2 ans de leur fin de carrière peuvent bénéficier du statut.

 

 


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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 18:31

Par principe, l’associé unique d’une EURL relevant de l’impôt sur le revenu peut faire prendre en charge par la société ses frais de repas qu’ils supportent quotidiennement sur le lieu d’exercice de son activité professionnelle, à condition de respecter certaines limites de déduction.

 

1ère condition à la déduction :


Les frais de repas sur place ne peuvent être déduits que si les conditions d’exercice de la profession (horaires d’ouverture et de fermeture par exemple) ou si la distance entre le lieu d’exercice de l’activité professionnelle et le domicile personnel de l’associé empêchent l’associé de prendre son repas à son domicile.


2ème condition à la déduction :


Les frais de repas doivent être justifiés par des factures dûment établies.
Limites de déduction pour 2011 :

La déduction des frais de repas sur place est encadrée par deux limites :


–    la fraction de la dépense qui correspond aux frais que l’associé unique aurait engagés s’il avait pris son repas à son domicile n’est pas admise en déduction. Pour 2011, cette fraction est fixée à 4,40 € par repas (contre 4,35 € l’année dernière),


–    les frais déductibles sont plafonnés, en 2011, à 17,10 € par repas (au lieu de 16,80 € pour 2010). C’est un seuil maximal qui doit être justifié par des circonstances exceptionnelles nécessaires pour l’exercice de l’activité, ou s’il n’existe pas de possibilité de se restaurer à moindre coût dans les environs.

 


Source : Loi de finances pour 2011, J.O. du 30 décembre 2010.

 

 

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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 22:14

A compter du mois de janvier 2011, les gérants minoritaires ou égalitaires dont la rémunération est inférieure au plafond de la sécurité sociale, soit 2946 euros par mois sont assujettis à une nouvelle cotisation.


En effet, à compter du 1er janvier 2011, la cotisation annuelle forfaitaire de l’APEC est supprimée.

 

Toutefois, elle est remplacée par une cotisation mensuelle de 0.024% pour la part salariale et de 0.036% pour la part patronale. Cette cotisation mensuelle s’applique désormais dès le 1er euro et non sur la part du salaire supérieure au plafond de la sécurité sociale.


En conséquence, les gérants minoritaires ou égalitaires qui ont une rémunération inférieure à 2946 euros sont désormais redevables de cette cotisation mensuelle.

 

 

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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 22:00

La Cour de cassation a été dû se prononcer sur le fait de savoir si un salarié, devenu co-gérant, pouvait voir son contrat de travail poursuivre ses effets ou si celui-ci devait être suspendu pendant son mandat social.


Or, si pour la Cour d'appel de Metz, le mandat social absorbe le contrat de travail ayant alors pour conséquence qu'au jour de la révocation du cogérant, il n'existait déjà plus de lien de subordination entre la société et le demandeur, la Cour de cassation infirme cette décision.


En effet, les Hauts magistrats ont considéré qu’ "en l'absence de convention contraire, le contrat de travail d'un salarié devenu mandataire social et qui a cessé d'être lié à la société par un lien de subordination est suspendu pendant le temps où il est mandataire".


Cela signifie qu’à la fin du mandat social, le contrat de travail retrouve à s'appliquer.

 

 

Source : Cour de cassation, chambre sociale, 05/01/2011

 

 

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