Dimanche 19 juin 2011
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Votée le 14 avril 2011, la loi dite de simplification du droit et d’amélioration du droit » sera en vigueur après
publication au Journal officiel, sous réserve de la décision du Conseil constitutionnel.
1ère mesure : Possibilité de rompre un CDD pour inaptitude physique du salarié
Le principe était que l'employeur ne peut rompre un contrat à durée déterminée (CDD) avant son terme que pour des motifs
limitativement énumérés, notamment pour faute grave du salarié. L’inaptitude du salarié n’était jusqu’alors pas un motif de rupture d’un CDD.
Désormais, l'inaptitude physique constatée par le médecin du travail permettra à l'employeur de rompre un CDD de manière
anticipée.
Auparavant, en cas d'inaptitude du salarié en CDD pour un motif d'origine non professionnelle, l'employeur devait chercher
à reclasser le salarié.
Mais en cas d'impossibilité de reclassement, il ne pouvait pas se séparer du salarié du fait de son inaptitude. Le salarié
restait donc dans l'effectif jusqu'à la fin du CDD, sans percevoir son salaire.
Si l’inaptitude du salarié était liée à un accident du travail ou une maladie professionnelle, l'employeur avait également
une obligation de reclassement. En cas d'impossibilité, il pouvait demander en justice la résiliation judiciaire du contrat.
Désormais, en cas d’inaptitude d’un salarié constatée par le médecin du travail, l’employeur doit chercher à reclasser le
salarié inapte en tenant compte des informations du médecin. L’employeur dispose d’un délai d’un mois pour reclasser le salarié ou, en cas d’impossibilité de reclassement, rompre le CDD. A défaut
de respecter ce délai, l’employeur doit reprendre le versement du salaire habituel du salarié.
Si aucun poste de reclassement ne peut être proposé ou si le salarié refuse les propositions faites, l'employeur peut
rompre le CDD pour inaptitude.
Si le salarié accepte le nouveau poste de reclassement proposé par l’employeur, le contrat se poursuit dans ces
conditions.
En cas de rupture anticipée du CDD, le salarié a droit à une indemnité spécifique au moins égale à :
- l'indemnité légale de licenciement lorsque l'inaptitude a une origine non professionnelle,
- le double de l'indemnité légale de licenciement lorsque l'inaptitude a pour origine un accident du travail ou une maladie
professionnelle.
L'indemnité est due sans condition d'ancienneté, et donc au prorata si le salarié est resté moins de 1 an dans
l'entreprise.
L’indemnité de rupture doit être versée avec la dernière paie, en sus de l’indemnité de précarité.
2ème mesure : le congé de présence parentale peut être renouvelé
Un salarié qui a un enfant qui souffre d'une maladie, d'un handicap ou est victime d'un accident grave rendant
indispensables une présence continue et des soins contraignants peut, sous conditions, bénéficier d'un congé de présence parentale de 310 jours non rémunéré. Il bénéfice alors à ce titre d’une
allocation journalière versée par la sécurité sociale.
Désormais, ce congé parental de présente pourra être renouvelé en cas de rechute ou de récidive de la pathologie de
l'enfant pour laquelle le premier congé a été accordé, selon les mêmes conditions que le premier congé.
Le salarié doit notamment informer son employeur au moins 15 jours avant le début du renouvellement du congé.
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