Droit Fiscal

Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 13:40

Le projet de loi de finances rectificative pour 2010 envisage des réformes de grande ampleur de la fiscalité des entreprises.

Le projet de loi de finances rectificative pour 2010 présenté par le Conseil des ministres touche sensiblement la fiscalité des entreprises , bien plus que le projet de loi de finances pour 2011.

Il envisage en effet des modifications qui concerneront aussi bien l’imposition des résultats, la fiscalité foncière que la TVA. 

Fiscalité des sociétés de personnes réformée : Actuellement, le régime d’imposition des sociétés de personnes est basé sur un principe de translucidité fiscale à cheval entre l’opacité fiscale et la transparence fiscale. Il s’agit en fait d’un régime hybride en vertu duquel le résultat fiscal est déterminé au niveau de la société mais est imposé au niveau des associés.

Ce régime doit être modifié afin de le rapprocher de la transparence fiscale, à savoir une détermination et une imposition des résultats au niveau des associés uniquement, et ceci afin, principalement d’harmoniser le régime d’imposition des sociétés de personnes français avec celui des pays étrangers. 

Fiscalité foncière des entreprises réformée : Dès 2011, le mode d’évaluation des locaux commerciaux et professionnels devrait être modifié pour les sociétés situées dans les départements suivants : Paris, l’Hérault, le Bas-Rhin, le Pas-de-Calais et la Haute-Vienne, l’objectif étant de recaler les bases d’imposition de ceux-ci sur les valeurs de marché.

 

Le mode de calcul devrait alors être simplifié, comme l’a annoncé le gouvernement, avec notamment l’abandon de la référence à un local-type grâce à la mise en place d’une grille tarifaire.

Avant le 30 septembre 2011, devra être remis un rapport au Parlement sur les conséquences de cette révision des valeurs locatives dans les départements précités.

Cette réforme serait généralisée au reste du territoire à compter de 2014. 

En outre,  la fiscalité de l’urbanisme sera également aménagée afin de consister uniquement en deux taxes complémentaires qui se substitueraient aux 15 prélèvements existants. 

Système de la TVA au sein des groupes fiscaux aménagé : le gouvernement souhaite mettre en place un système de consolidation de la TVA au sein des groupes fiscaux.

Une société d’un groupe fiscal, assujettie à la TVA, pourrait ainsi se désigner redevable pour acquitter, avec leur accord, la TVA due par les membres du groupe.

Elle ne déclarerait et n’acquitterait ainsi que le montant net dû par le groupe (donc après compensation) et pourrait solliciter et obtenir le remboursement du crédit de TVA dégagé par le groupe le cas échéant. 

Procédure de recouvrement des impôts harmonisée : Désormais, quel que soit le service des impôts en charge du recouvrement, les procédures engagées à ce titre seraient identiques.

Par ailleurs, l’ensemble des pénalités de recouvrement appliquées en cas de retard de paiement d’un impôt sera égale à une majoration de 5 % et des intérêts de retard complémentaires de 0,4 % par mois (contre une majoration unique de 10 % auparavant). 

Seuil d’application du malus automobile baissé : À compter du 1er janvier 2012, le barème du malus automobile devrait être baissé. Ce qui se traduirait par l’application du malus maximum de 2 600 € à partir d’un taux d'émission de dioxyde de carbone de 231 grammes par kilomètre contre 241 grammes jusqu’en 2011.

 

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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 13:13

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi de finances pour 2011, le 24 novembre 2010.

Les nouvelles dispositions adoptées peuvent être listées comme suit :


-          Suppression de l’avantage fiscal accordé aux couples l’année de leur mariage ou de leur PACS,

-          Abaissement des parts forfaitaire et proportionnelle du plafonnement global des niches fiscales à 18 000 euros et 6% du revenu imposable,

-          Mise en place d’une période transitoire pour permettre un passage des actes authentiques jusqu’au 31 mars 2011 et éviter l’afflux des dossiers lié au rabotage des investissements locatifs (Scellier),

-          La suppression de la TVA au taux réduit sur les offres « triple play »,


En outre :


A été annulé un amendement qui autorisait les collectivités de moins de 100 000 habitants à accroître de 0,55 % à 0,85 % la taxe transport acquittée par les entreprises pour financer les transport en commun et a été supprimé totalement l’exonération de charges sociales dont bénéficiaient les particuliers employeurs (15 %).


Source : PLF 2011 : Texte n° 555 première lecture AN  

 

 

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Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 13:03

Le sénat valide la suppression du plafonnement de la quote-part pour frais et charges intégrée dans le résultat fiscal des sociétés qui bénéficient du régime des sociétés mères-filles.

Selon le régime mères-filles prévu à l’article 145 et 216 du CGI, sont déductibles, dans le bénéfice net de la société mère imposée en France, les dividendes et les produits nets reçus de ses filiales, sous déduction d’une quote-part pour frais et charges de 5 %.

Si une quote-part de frais et charges, d’un montant forfaitaire de 5 %, doit être réintégrée dans le résultat fiscal de la société mère, l’article 216 du CGI prévoit cependant un plafonnement de cette celle-ci au montant total des frais et charges de toute nature exposés par la société participante au cours de la période d’imposition.

Or, ce plafonnement de la quote-part pour frais et charges offre une possibilité d’optimisation fiscale, à savoir que par la création d’une holding passive, qui par définition génère très peu de frais et charges, la quote-part de 5% n’a pas à être réintégrée, car son montant est généralement supérieur à celui des frais et charges réellement exposés.

Afin de faire échec à ce schéma d’optimisation fiscale, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de supprimer ce plafonnement dans l’article 6 du projet de loi de finances 2011.

Ainsi, dès l’établissement des comptes se rapportant à l’année 2010, les sociétés-mères seront imposées sur 5 % du produit total des participations, quel que soit son montant.

Source : PLF 2011, art. 6

 

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Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 11:44

Le ministre du budget a présenté, le 17 novembre dernier, le projet de loi de finances rectificative pour 2010.

L’une des mesures la plus importante de ce PLFR pour 2010 est la réforme du régime des sociétés de personne figurant à l’article 12 selon lequel :


 « Le présent article vise à réformer le régime des sociétés dites « de personnes », dont les résultats sont imposés entre les mains de leurs associés. Ce régime repose actuellement sur le principe de « translucidité » fiscale, distinct aussi bien de la transparence que de l’opacité et qui pose certaines difficultés tant à l’international qu’en droit interne et créant des frottements fiscaux ou des optimisations non souhaités.

Le présent article permet d’orienter ce régime fiscal de translucidité vers une plus grande « transparence », orientation qui apporte ainsi des solutions aux difficultés rencontrées et permet notamment :


-  l’application du régime des sociétés mères aux associés personnes morales de sociétés transparentes ;

- l’application du régime de transparence aux indivisions et aux fiducies ;

- l’application de la transparence pour la détermination du revenu imposable des associés non-résidents de sociétés transparentes françaises ou des associés résidents de sociétés transparentes étrangères, ce qui permet d’accroître l’attractivité de la France pour nos partenaires étrangers, via le rapprochement du régime de transparence français avec les régimes existant dans d’autres Etats.


Le principe de transparence ainsi mis en œuvre est également assorti de la mise en cohérence de certaines règles fiscales, avec notamment la suppression proposée de la théorie du bilan contraire à la transparence fiscale, et prévoit certaines exceptions visant à préserver l’équilibre actuel de certaines dispositions existantes, notamment de réductions et crédits d’impôt qui n’ont pas vocation à être étendus, compte tenu de leur finalité, aux sociétés transparentes. »

PLFR 2010 : Art 12 du projet de la première de loi de finances pour 2010
http://www.performance-publique.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/PLFR2010/PLFR4.pdf

 

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Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 13:57

Le projet de loi de finances pour 2011 s'oriente vers la suppression de nombreux avantages fiscaux, dont certaines auront un effet rétroactif à la date de publication de la loi, fin décembre 2010.

 

A titre d'exemple, l'article 13 du projet de loi prévoit d'exclure du champ d'application des réductions d'impôt sur le revenu et d'impôt de solidarité sur la fortune, prévues respectivement à l'article 199 terdecies-0 A et à l'article 885-0 V bis du Code général des impôts, les souscriptions au capital de sociétés produisant de l'électricité d'origine photovoltaïque.

 

Or, selon l'autorité des marchés financiers, si cette disposition était adoptée, elle s'appliquerait "aux souscriptions au capital d'une société de production et aux souscriptions au capital d'une société holding effectuées à compter du 29 septembre 2010"

 

En outre, l'article 14 du projet de loi comportent des mesures destinées à améliorer l'efficacité économique de certaines réductions d'impôts, notamment en centrant ces mesures sur les entreprises rencontrant des difficultés d'accès au financement en fonds propres, en prévenant certaines situations abusives et en améliorant la transparence de ces dispositifs.

 

Lors de l'examen du texte, l'Assemblée nationale a adopté un amendement, afin que ces mesures soient applicables aux souscriptions au capital de sociétés effectuées "à compter du 13 octobre 2010".

 

De même, la niche fiscale sur les véhicules N1 est en voie de suppression. Si elle est adoptée, cette disposition sera applicable à compter du 1er novembre 2010.

 

Source : projet de loi de finances pour 2011 - http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl2824.asp

 

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